Mise en contexte de la  Pétition contre l’accès libre à la pornographie  et pour une campagne de sensibilisation à ses méfaits sur les jeunes

Fort des 23 expertises  et 11 témoignages qui ont été présentés au Comité permanent de la santé au parlement et dont rapport a été fait à la Chambre des communes à Ottawa le 8 juin 2017, le regroupement de citoyens ayant mis en place cette pétition considère que la pornographie est un enjeu de santé publique.

De ces expertises et témoignages il ressort que la consommation de la pornographie :

  • a des conséquences directes sur la violence et l’exploitation sexuelle;

  • mine le bien-être collectif des femmes, des hommes et des enfants et érode le tissu culturel de notre société;

  • détruit la capacité d’intimité, d’attachement et d’empathie;

  • est accessible aux garçons qui la découvrent à un âge moyen de 12 ans;

  • rend les garçons et les jeunes hommes susceptibles de souffrir de dysfonction érectile, d’isolement, de dépression et d’anxiété;

  • augmente la libération de dopamine dans le cerveau créant une dépendance semblable à celle attribuable aux drogues.

 

Pour ces raisons le Dr Gail Dinesde Culture Reframed conclut que ces effets en cascade sur la société en font un enjeu de santé publique. Il n’est pas question simplement de comportements personnels visant le plaisir sexuel, mais plutôt de la façon dont la pornographie influe sur la vaste culture, sur les relations entre les sexes et sur le milieu de travail.

                                         

Ce sont pour ces mêmes raisons que nous considérons le fait de conduire avec une taux d’alcool élevé dans le sang comme un problème de santé publique.

 

C’est exactement la même vérité pour ce qui est de la pornographie avec son effet en cascade sur la culture.Elle met les filles et les femmes à risque de préjudice sexuel. Elle mine leur droit à la pleine égalité, les réduisant à des objets sexuels. Elle banalise le harcèlement sexuel.

 

La pornographie est une industrie de 98 milliards de dollars. Leur machine de relation publique bien huilée a élaboré une multitude de moyens pour nous distraire de ses effets pervers. On nous parle de porno « soft » ou « hardcore », violente ou non violente. Ce n’est qu’une distraction qui désigne faussement un segment important de la pornographie comme étant « bénin ». Nous vous invitons à lire le témoignage complet de Mme Dines qui continue et décrit ce qu’est devenue cette industrie à l’ère de l’internet haute vitesse.Le meneur de cette industrie est l’entreprise MindGeek qui compte 800 de ses 1000 employés installés à Montréal. Mme Dines décrit le type de pornographie que cette entreprise distribue et vous découvrirez que ce sont des actes violents et très dégradants pour les femmes.

Dans un autre mémoire présenté par Mme Liz Walker de Porn Harms Kids, Mme Walker explique, en s’appuyant sur des méta-analyses,les effets de la pornographie sur les jeunes. Ses observations sont sensiblement les mêmes que celles de Mme Dines.

 

Madame Walker décrit les comportements observés chez les jeunes dans les écoles en Australie et Nouvelle-Zélande. Ces informations sont troublantes et je vous invite à lire son mémoire afin d’en savoir plus.

 

En conséquence Porn Harms Kids a adopté une approche de santé publique pour élaborer une approche en trois volets : PRÉVENIR, OUTILLER, RÉHABILITER.Prévenir l’accès à la pornographie; outiller les parents, les écoles et la collectivité par l’éducation; réhabiliter les enfants et les adolescents ayant subi des préjudices de la pornographie en les aiguillant vers des services de thérapie et de soutien.

 

Dans le livre Buffet à volonté sur le Web paru en 2009, Martin Bisaillon et Isabelle Maher ont interviewé des jeunes québécois et les conclusions quant à l’utilisation de la pornographie sont quasi identiques à celles en provenance des États-Unis, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande et du reste du Canada. Madame Marie-PaulRoss, sexologue clinicienne et auteure de plusieurs livres sur le sujet,est citée abondamment dans ce livre. Elle pourrait nous en dire beaucoup plus. Ses recherches et sa pratique clinique la mettent en contact régulièrement avec des jeunes qui viennent la consulter pour des problèmes liés à la consommation de la pornographie.

 

Pour toutes ces raisons nous avons mis en marche cette procédure de pétition visant 3 recommandations :

  • Exiger la vérification efficace de l’âge sur tous les sites Web destinés aux adultes;

  • Exiger de tous les fournisseurs de services Internet Québécois de filtrer la pornographie par défaut et d’exiger du consommateur qu’il exprime son choix pour y accéder;

  • Élaborer une campagne de sensibilisation visant les enseignants, les professionnels de la santé et les parents pour dénoncer les méfaits de la pornographie

 

Suivons l’exemple du Royaume-Uni qui a déjà mis en place des mesures à cet effet qui devaient être actualisées en août 2019, mais qui sont maintenant reportées à 2020. Faisons du Québec une société encore meilleure où la sexualité sera vraiment au service de l’humain et favorisera des relations conjugales intimes, respectueuses et empathiques. Pour le bien de nos enfants mettons en place ces 3 recommandations.

 

 

Isabelle Laurin

Pierre Beauregard

Valerie Tender

Maylissa Luby

Jehu Hernandez

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